Friteuse pilotable à distance, réfrigérateur intelligent, four automatique… Les objets connectés sont en passe de révolutionner notre quotidien. Votre machine à laver sera bientôt capable de commander, en toute autonomie, votre prochain paquet de lessive en contactant le vendeur en ligne. Une bonne nouvelle ? Seulement en apparence! Les objets connectés présentent aussi des dangers lorsque leur usage est détourné.

Et si les objets connectés de plus en plus présents dans nos vies nous mettaient en danger ?

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques s’inquiète des dangers du piratage informatique de certains objets connectés tels que les appareils auditifs, ou, bien plus inquiétant, des pacemakers.

Qui me parle ?

Pour les patients équipés de la première aide auditive connectée lancée par la société Oticon On, les avantages sont nombreux : le dispositif envoie des alertes pour prévenir de la prise de médicaments ou encore des messages pour avertir d’un danger. Le problème c’est que les dangers liés au piratage de l’appareil le sont tout autant : modification du volume d’écoute, réception de faux messages vocaux… Et cela devient moins cocasse, lorsque l’on envisage le piratage d’autres appareils médicaux tels que les pacemakers.

La réalité dépasse la fiction

Déjà, en 2012, et comme de nombreux films avant elle (tels que Die Hard sorti en 1988 ou encore Minority Report sorti en 2002), la série américaine Homeland nous alertait sur les dangers de la cybercriminalité. Un épisode de la deuxième saison mettait en scène, le héros, un ancien marine retourné par l’ennemi, s’apprêtant à tuer le Vice-Président des Etats-Unis, non par le biais d’une énorme classique, mais bien d’un ordinateur capable d’interférer avec le pacemaker de sa victime.

Un phénomène qui s’attaque aussi au cœur de l’homme

Monir Morouche, consultant sécurité et fondateur de l’agence Suricate Concept, est l’auteur de la première démonstration publique de piratage d’un pacemaker. Dans une interview accordée à la maison d’édition Premier parallèle, il fait part de ses inquiétudes concernant la vulnérabilité de certains systèmes. « Il est possible de désynchroniser un pacemaker de la boxe à laquelle il est connecté. […] Pour beaucoup de modèles, même issus de la dernière génération, il n’y a absolument aucun niveau de sécurité. Cela signifie qu’une fois que l’on a analysé quel était le langage avec lequel le pacemaker ou la puce du pacemaker communiquent, avec des protocoles tout à fait standard, ce qu’un développeur ou un programmeur informatique est tout à fait capable de faire, on va pouvoir se connecter et interagir avec le pacemaker sans aucune difficulté. On peut augmenter artificiellement l’arythmie cardiaque, on peut aussi décider de l’arrêter. Dans certaines configurations, on peut aller jusqu’à générer des courts-circuits qui peuvent, soit créer des arcs électriques qui ont tendance à brûler les chairs et causer des dommages irréversibles sur le cœur, soit, dans certains cas les plus affolants, le faire exploser. »

Outre cet exemple, on note que les risques concernent tous les domaines de l’économie.

On construit actuellement le système nerveux d’internet

Le numérique pénètre massivement et rapidement nos modes de vie. Un appareil connecté sur six sera relié à internet d’ici à 2010, 80% de ces produits seront peu ou pas sécurisés.

« On vit la deuxième période du monde connecté. On a d’abord connecté toutes les machines entre elles, et aujourd’hui on connecte des objets. On a construit un tas d’infrastructures technologiques adaptées à un monde pacifié alors qu’on est clairement entré dans un monde qui ne l’est pas. » alerte Fabrice Epelbouin, co-fondateur de Sowarga et spécialiste de la l’impact des technologies de surveillance sur les gouvernances mondiales et la guerre informationnelle sur sa chaîne Youtube.

La cyber-guerre : un champ de batailles d’envergure

Ces derniers mois, la cyber-guerre a connu des batailles d’envergure.
En octobre 2017, des pirates ont pris le contrôle de dix millions d’objets connectés et mal protégés avant de lancer une attaque massive rendant l’accès impossible aux géants Amazon, Twitter et Paypal et, ce, pendant plusieurs heures.

En décembre dernier, un milliard de comptes Yahoo! avaient quant à eux été touchés par une autre attaque informatique. Cette nouvelle attaque émanant d’un « acteur tierce non autorisé » avait touché des informations sensibles : nom, prénom, adresse email, numéros de téléphone, date de naissance, mots de passe et, dans certains cas, des questions de sécurité ainsi que leur réponse. Les données de carte bancaire auraient néanmoins été épargnées, avait alors assuré Yahoo!

Sécuriser l’internet des objets

Ces incidents ont mis en évidence la vulnérabilité de certains objets et services et ont attiré l’attention des pouvoirs publics, qui se sont emparés du problème. En France, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques a, pour l’heure, deux préoccupations majeures : les trois millions de compteurs électriques Linky d’EDF et les transports connectés.

Et vous, quelles précautions prenez-vous sur internet ?

Et Taskworld ? Bien conscient de tous ces dangers, Taskworld a fait de la sécurité sa priorité. Vos données sont conservées en lieu sûr et sécurisées grâce à la technologie SSL.

 

Rédigé par : Anaïs Normand

Publié par Taskworld

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3 commentaires

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