Télétravail : pourquoi la France est-elle aussi frileuse ?

Attention, les chiffres que vous vous apprêtez à lire sont accablants, d’un autre âge même…  En 2017, seuls 8% des travailleurs français sont concernés par le télé-travail. La dernière mise à jour de la loi remonte à 2002, soit douze ans sans la moindre évolution.
Voilà qui est déplorable. On vous avait prévenu !
Cela étant, les autorités semblent commencer à prendre conscience (ou peut être « connaissance ») du problème. Les partenaires sociaux ont remis un rapport sur le sujet à l’actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, au début de l’été. Le télé-travail devrait être abordé dans la réforme du Code du travail. Une bonne chose puisque cette pratique, facilité par l’essor des nouvelles technologies, profite aussi bien à l’employeur qu’au salarié.

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Qui sont les employés concernés par le télétravail ?

Les résultats des études commandées par le ministère du Travail (DARES) estiment à un peu moins de 9 % ces travailleurs concernés, de manière régulière, par le télétravail.

Les travailleurs occasionnels seraient un peu plus nombreux, aux alentours de 17 %. Plus de 60 % exerce chez eux et 21 % dans des bureaux mis à disposition par leur entreprise.

À l’échelle internationale, la France s’illustre par son retard. Seulement 8,4 % des salariés français avaient télé-travaillé plus de 8 heures en septembre 2017, tandis qu’ils étaient 32,4 % en Finlande, 18,8 % en Allemagne et 17,7 % à l’échelle européenne.

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Pourquoi la France est-elle frileuse ?

Les bénéfices de cette organisation, pour les salariés comme pour les entreprises, ne sont plus à prouver.

Dans son étude publiée en décembre 2015, le Commissariat général à l’égalité des territoires a recensé les bénéfices d’une telle pratique que sont :

Une diminution du stress,
Une réduction de la fatigue,
Un gain de temps,
Une amélioration de l’équilibre de vie,
Une meilleure concentration,
Une motivation et efficacité plus grandes
Moins de pollution (le salarié se déplaçant moins)
Des économies de locaux pour l’employeur

Le salarié équilibre mieux vie professionnelle et vie familiale, fait des économies de carburant et de garde d’enfant. Et il gagne en sérénité dans le travail en évitant les temps et le stress des transports. 

L’enquête du cabinet de conseil RH Kronos appuie cette liste et l’atteste un salarié qui télé-travaille, c’est 5,5 jours par an d’arrêt maladie en moins, une hausse du temps de travail de 2,5 %, une augmentation de la productivité de 22 %, une réduction de 40 minutes du temps moyen de travail domicile-travail et une hausse de 45 minutes du temps moyen de sommeil des salariés. 

Le télétravail a aussi pour vertus de dynamiser et maintenir vivants des territoires exposés à la désertification : ceux qui travaillent chez eux s’impliquent dans leur village, leur quartier et y font leurs achats. « En réalité, l’implication des salariés à distance est plus importante que celle des gens sur site. Ces derniers ont un temps de travail réel plus limité à cause du rythme de la vie de bureau. » indique Sylvaine Pascual, coach spécialiste du plaisir au travail.

Malgré cela, le télétravail reste associé, injustement, à une forme de fainéantise voire de laxisme.

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Le télétravail, bientôt la nouvelle tendance ?

La frilosité de la France pourrait bien venir du manque d’encadrement de la législation, inchangée depuis 2005. Une fois celle-ci améliorée, il y a fort à parier que le télétravail sera la nouvelle tendance. Hélas, la route est encore longue avant de parvenir à développer cette pratique qui, on l’a compris, a ses vertus.

Dans le cadre de la loi El-Khomri, les syndicats devaient s’attaquer au problème. Longtemps reportées, les discussions ont redémarré en février 2017 et viennent de s’achever. Les syndicats ont remis à la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, un rapport dans lequel ils listent les évolutions jugées « nécessaires à la clarification de règles juridiques applicables au télétravail ». La ministre pourrait « intégrer certaines recommandations dans les ordonnances » portant sur la réforme du Code du travail, estime la CFDT, citée par Les Échos.

Les partenaires sociaux suggèrent notamment de préciser que la législation sur les accidents de travail et de trajet s’applique aux télé-travailleurs, ce que ne dit pas le Code du travail aujourd’hui, alors que c’est une évidence, illustre Les Échos. Les syndicats plaident aussi pour que le télétravail puisse être décidé pour une durée déterminée.

Surtout, grande nouveauté, les partenaires sociaux abordent « la zone grise du télétravail » : « le télé-travail informel », qui se pratique sans qu’aucun accord n’ait été inscrit dans le contrat de travail entre le salarié et son patron. Il concernerait pourtant « de 16 à 20 % des travailleurs », selon les partenaires sociaux, et a besoin d’être réglementé.

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Mais il est un élément clé du télétravail qui échappe à la législation et s’avère davantage une affaire de culture : la confiance. C’est sur elle que repose en grande partie le télétravail. 

Pour accompagner le télé-travail, un outil de gestion de projet tel que Taskworld, qui propose de nombreuses fonctionnalités tel que le « time tracking  » soit en français « suivi en temps réel » peut s’avérer pertinent, indispensable même. Démarrez un essai gratuit dès à présent, et organisez tous vos projets. Convient à tous… aux freelancers comme aux sédentaires !

Article rédigé par Anthony A.

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