Taskworld est ce qu’il convient d’appeler une entreprise multiculturelle. Dans ses bureaux, les cinq continents du globe sont représentés : de l’Amérique à l’Afrique en passant par l’Europe, l’Océanie et, bien sûr, l’Asie. Au sein de cette grande famille, on recense pas moins de 20 développeurs et designers. C’est sur eux que nous allons nous concentrer aujourd’hui. 

Les voir travailler sur leur console a fait naître au sein de l’entreprise un débat animé. 

Développeurs et designers peuvent-ils être considérés comme des artistes ? Un logiciel qui permet à un artiste de créer des formes sur un écran est-il comparable à un pinceau qui permet à un artiste de peindre ?

Ces interrogations nous invitent à questionner (encore) (et toujours) la distinction philosophique entre l’art et la techniartrage-bambooque.

L’ordinateur étant désormais d’un usage courant dans le cadre des pratiques artistiques, il est légitime de se demander si nos adorables collègues qui expriment leur créativité via leurs logiciels et leur tablette graphique peuvent / doivent être considérés comme des artistes.

Aucun de nous n’ayant été capable de trancher cette question, nous avons eu recours à des ressources extérieures pour aboutir à notre conclusion. A commencer par la lecture de l’entretien avec le philosophe Pierre-Damien Huyghe paru dans la revue annuelle  Pack Office, spécialisée dans le design graphique.

Pour commencer, le philosophe opère une distinction entre un instrument et un outil. « Un instrument est quelque chose que l’on attrape pour obtenir quelque chose. Les singes, par exemple, ont recours à une pierre pour casser une noix, puis ils abandonnent la pierre. Un outil, c’est autre chose – poursuit le philosophe – Il n’y a pas abandon d’outil. Il est stocké pour resservir et transmis d’une génération à l’autre. […] Or, le problème du logiciel, c’est que l’utilisateur ne se soucie pas du lieu d’entretien ou du stockage de son outil. C’est le programme qui s’en charge. A la différence du pinceau, de son élasticité, de sa souplesse, le risque avec le logiciel est que l’on gagne en efficacité avec des choses qui sont terriblement prédisposées et dont on fait vite le tour.».

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La virtuosité quant à l’usage du logiciel n’est bien sûr pas à exclure mais le philosophe conclut en affirmant qu’il s’agit là plus d’un instrument que d’un outil. Et donc, que nos geeks préférés ne sont pas des artistes.

Pas dans la conception philosophique pure en tous cas.

A nos yeux, c’est autre chose. Et ce fait n’a, bien sûr, pas manqué de faire consensus auprès de toute l’équipe de Taskworld.

Article rédigé par Anaïs Normand

Publié par Taskworld

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